En résumé
- Un site vitrine de cinq à huit pages se livre en quatorze jours ouvrés, maquette et mise en ligne comprises.
- Les projets ne traînent jamais pour des raisons techniques : ils attendent des textes, des photos ou des validations.
- Rassemblez vos textes, vos photos et vos accès au nom de domaine avant le premier rendez-vous. C’est le seul préparatif qui compte.
- Le délai de livraison et le délai de résultat n’ont rien à voir : deux semaines pour construire, deux à six mois pour que Google vous montre.
- Une refonte n’est pas plus rapide qu’un site neuf : il faut rediriger chaque ancienne adresse sous peine de perdre le référencement acquis.
La plupart des agences répondent « trois à six semaines ». C’est une fourchette honnête, et elle ne vous apprend rien : elle décrit un délai moyen sur des projets moyens, alors que le vôtre a ses propres contraintes.
Voici une réponse plus utile. Je livre un site vitrine en quatorze jours, et trois de mes quatre derniers clients l’ont été dans ce délai. Ce qui suit explique comment ce délai se décompose, pourquoi il tient, et surtout dans quels cas il ne tient pas.
Quatorze jours, jour par jour
Voici ce qui se passe réellement, pour un site vitrine de cinq à huit pages. Les jours sont ouvrés.
- Jours 1 et 2 : le cadrage. On regarde votre activité, qui vous voulez atteindre, et ce que le visiteur doit faire en arrivant. Je repars avec une arborescence et un devis ferme.
- Jours 3 à 5 : la maquette. Vous voyez à quoi ressemble la page d’accueil avant qu’une ligne de code soit écrite. C’est le moment des grands changements, et le seul.
- Jours 6 à 10 : la construction. Les pages sont montées, les textes intégrés, le référencement posé en même temps que la structure, pas après.
- Jours 11 et 12 : la recette. Vous testez sur votre téléphone et sur votre ordinateur. On corrige ensemble.
- Jours 13 et 14 : la mise en ligne. Nom de domaine, hébergement, Search Console, plan de site, et une prise en main pour que vous puissiez modifier vos textes seul.
Pourquoi les autres annoncent trois à six semaines
Ce n’est ni de la marge ni de la prudence excessive. C’est une conséquence directe de l’organisation.
Dans une agence, votre projet passe par un commercial, un chef de projet, un graphiste, puis un développeur. Chaque passage attend que le précédent se libère, et votre projet partage leur agenda avec six autres. Le travail effectif reste de quelques jours ; c’est l’attente entre les étapes qui fait la différence.
C’est le prix d’une organisation qui a aussi des avantages réels : plusieurs spécialités travaillent en parallèle sur les gros projets, et si quelqu’un part, le projet continue. Sur un site vitrine, vous payez cette organisation sans en avoir besoin. J’ai détaillé ce choix dans comment choisir une agence web.
Ce qui fait vraiment déraper un délai
En trois ans, je n’ai jamais vu un projet prendre du retard pour une raison technique. Les causes sont toujours les mêmes, et elles sont toutes de votre côté. Ce n’est pas un reproche : c’est précisément ce qu’il faut savoir avant de commencer.
- Les textes ne sont pas écrits. C’est la première cause, de très loin. Un site de six pages, c’est six textes à produire, et personne n’aime écrire sur soi.
- Les photos n’existent pas. Des photos de vos réalisations, de votre équipe, de votre atelier. Les images de banque se repèrent, et elles affaiblissent une page.
- Les validations traînent. Quand trois personnes doivent donner leur avis et qu’aucune n’a le dernier mot, une maquette peut attendre deux semaines.
- Le périmètre change en cours de route. « Finalement, on voudrait aussi une boutique. » C’est légitime, mais ce n’est plus le même projet ni le même devis.
- Les accès manquent. Nom de domaine acheté il y a six ans avec une adresse e-mail oubliée, hébergeur dont personne n’a le mot de passe. Récupérer un domaine prend parfois plus longtemps que construire le site.
Et quand ça prend des mois
Un article qui ne raconterait que les projets rapides serait malhonnête. Mon premier client, un réparateur de robots de piscine, a mis plusieurs mois avant que son site produise un effet.
La construction, elle, n’avait pas été longue. Ce qui a pris du temps, c’est le référencement : j’ai retravaillé la structure du site plusieurs fois avant que Google la comprenne. Aujourd’hui il reçoit des demandes tous les jours et figure dans les cinq premiers résultats nationaux sur son métier, sans publicité. Mais cela ne s’est pas joué en quatorze jours.
C’est la distinction la plus importante de cet article : le délai de construction et le délai de résultat n’ont rien à voir. Un site se livre en deux semaines. Il commence à ramener des clients en deux à six mois, selon votre métier et votre concurrence. Quiconque vous promet des résultats en quinze jours vous raconte une histoire.
Les délais selon le type de site
Ces durées sont celles que je pratique, sur des projets où les contenus sont prêts. Elles ne valent pas pour tout le monde, mais elles donnent un ordre de grandeur.
- Une page unique (événement, lancement, carte de visite) : trois à cinq jours.
- Un site vitrine de cinq à huit pages : quatorze jours.
- Une boutique en ligne : le catalogue décide. Trente produits se montent en deux semaines, trois mille demandent un import et des tests, et le délai double.
- Une refonte : comptez le délai d’un site neuf, plus le temps de la migration. Les anciennes adresses doivent être redirigées une par une sous peine de perdre le référencement acquis.
Pour savoir où se situe votre projet et ce qu’il coûte, les tarifs sont affichés, ligne par ligne.
Comment tenir le délai de votre côté
Trois choses, et elles ne demandent aucune compétence technique.
- Écrivez vos textes avant de choisir un prestataire. Pas une rédaction soignée : des notes. Ce que vous faites, pour qui, ce qui vous distingue, vos tarifs si vous les affichez. Le cahier des charges en huit sections vous guide, et il est gratuit.
- Désignez une seule personne qui décide. Si vous êtes plusieurs, mettez-vous d’accord en amont sur qui tranche.
- Bloquez vos créneaux à l’avance. Deux ou trois rendez-vous d’une heure sur la période. Un projet qui attend votre retour pendant dix jours a perdu dix jours.
Questions fréquentes
- Peut-on créer un site internet en une semaine ?
- Oui, pour une page unique ou un site très simple dont les textes et les photos sont déjà prêts. En dessous de cinq jours, ce n’est plus une question de technique mais de temps de décision : il faut bien relire, valider et corriger.
- Pourquoi mon précédent site a-t-il pris six mois ?
- Dans la quasi-totalité des cas, le projet a attendu des contenus ou des validations, pas du développement. Regardez la chronologie : vous trouverez probablement plusieurs semaines où personne n’a rien produit, de part et d’autre.
- Combien de temps avant que le site ramène des clients ?
- C’est une question différente de celle du délai de livraison. Comptez deux à six mois pour que Google vous explore, vous comprenne et commence à vous montrer, davantage sur un métier concurrentiel. La fiche Google produit un effet plus rapide que le site lui-même : [voir comment être visible sur Google](/blog/etre-visible-sur-google).
- Une refonte est-elle plus rapide qu’un site neuf ?
- Non, plutôt l’inverse. Les contenus existent, ce qui fait gagner du temps, mais il faut rediriger chaque ancienne adresse vers la nouvelle pour ne pas perdre le référencement acquis. Cette étape n’existe pas sur un site neuf.
- Que se passe-t-il si je n’ai pas mes textes ?
- Soit le projet attend, soit la rédaction est confiée au prestataire, ce qui s’ajoute au devis et au délai. Dans les deux cas, mieux vaut le savoir avant de signer que de le découvrir au jour sept.

